Jouer au vélo

Le premier événement de 404km, au Défi Bonneville, réalisé en septembre 2018, n’a été qu’un apéro. Qui m’a ouvert l’appétit sur une faim que je crois bien insatiable. Rouler plus ? Le puis-je vraiment, après avoir fait des années successives de 45 000 et 48 000 km ? Ce ne serait pas sain. Que dire de rouler mieux par contre ? Oh là, on ouvre une porte! Grande ouverte par les compétences, l’équipement et surtout la générosité infinie de Guillaume, à Hors Catégorie.

Le projet sur la table, on laisse une récupération de fin de saison (le mieux soit-elle puisque je continue à rouler à « mon rythme »; quelques heures par jour). En décembre finalement, on passe le pas de cette porte. Je commence à « jouer » de façon régulière à la boutique. Oui parce que j’ai tellement de plaisir à me donner à bloc sur les joujoux vélos et « smart trainer » de Guillaume que je ne sais le voir autrement qu’un jeu. Il parait même que je souris lors d’un test de FTP, c’est pour dire!

Les premiers pas sont donc de faire ce fameux test; le FTP. Pour faire le point sur mes capacités. Sans attente, puisque j’ai un entraînement peu conventionnel, fort en volume mais faible en intensité, Guillaume et moi restons malgré tout un peu surpris du résultat. Bas. J’apprendrai par contre trois jours après ce test que j’ai une anémie « dans la cave », pour citer ma médecin. Nous relativisons et ne faisons donc pas un cas du résultat, gardant pour seul objectif d’observer la progression des données, dans un respect certain de ma condition. Je m’entraîne donc avec l’autorégulation que je me connais; en écoutant mes limites du moment, sans pour autant être chochotte.
Quelques entraînements en décembre, donc. Puis une pause des fêtes, des « games » avec Guillaume, mais aussi des cours d’aquaforme et d’aquaspining que je donne, qui me drainent beaucoup d’énergie. La relâche, de même que les suppléments de fer et les modifications alimentaires conseillées par ma nutritionniste sportive (Merci Ève Crépeau !), sont bénéfiques. Dès le retour en janvier, Golden Cheetah est content. Guillaume et moi aussi.
À raison de deux fois semaine en intensité, d’abord on alterne aléatoirement entre des
simulations; Tourmalet, Ventoux, Mortirolo, et des entraînements par intervalles, ceux-là plus anaérobiques. Le reste des jours de la semaine, en plus des cours que j’ai recommencée à donner, j’accumule du volume sans objectif d’intensité, fidèle à l’entraînement que j’ai l’habitude de faire depuis plusieurs années; on ne perd pas ses vieilles habitudes. Après quelques semaines, Guillaume convient que ces deux entraînements structurés par semaine seraient plus payants à être focalisés sur l’intensité par intervalles uniquement. GO !

Que dire de tout ça !? De développer de plus en plus cette passion pour le #toujoursplus ! Pour la devise inscrite sur un bib de Hors Catégorie; « Quand y’en n’a plus, y’en a encore »  que je me dis et aussi constate si souvent en cours de séances. Que dire de cette euphorie grisante de fin d’entraînement quand toute la chimie de mon corps me remercie d’avoir tout donné. Un sourire béat irrépressible ! C’est ça; jouer au vélo.

Le 13 janvier dernier, j’ai officialisé mon inscription pour le 404km 24h. Alors que j’avais fait cette épreuve sur deux jours en 2018, ma participation à la version « all in » de l’édition 2019 est un nouveau défi qui m’enthousiasme plus que tout. Avec cet entraînement des lunes plus structuré, je me sens grisée, allumée ! Gonflée à bloc. Déjà !!! Après chaque entraînement avec Guillaume, c’est avec un plaisir certain que j’apprends à lire les dédales de Golden Cheetah, et à en constater les résultats émis par la lecture. Le 26 janvier, j’ai refait un test FTP. Avec une hausse très satisfaisante. À la fois démontrant que l’anémie est en bonne partie derrière moi, et/ou que les bénéfices de l’entraînement se font déjà ressentir. On aime ça ! Bien sûr, il faut rester réaliste, qu’une telle courbe ne gardera pas son ascension de façon régulière, mais quoiqu’il en soit, on ne peut espérer que du bon de tout ce processus. Et de toute façon, ce n’est qu’un chiffre. Qu’un résultat représentatif du plaisir que j’ai. Pas un
objectif en soi. On atteindra ce qu’on pourra. Parce que je veux avant tout jouer au vélo.
Je poursuis de jouer, raffinant tout de ma technique, depuis la finesse de mon coup de pédale jusqu’à ma capacité, jusque à plus ou moins efficiente et plus ou moins aisée de m’hydrater.

Reste encore beaucoup à faire. Chaque entraînement est un plaisir. Après bien sûr, mais surtout pendant. Sentir que cette bibitte humaine qu’est mon corps a encore tant à me révéler en termes de capacités a vraiment quelque chose d’exaltant.

Jouons !!!

1 réflexion sur « Jouer au vélo »

  1. Très beau témoignage….je suis certaine que tu vas atteindre ton prochain défi « all in » cette année.👍

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